Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le journal d'Erasme

Union européenne : ils travaillent pour Pékin et Moscou (Source : Le Point)

16 Janvier 2022, 17:19pm

Publié par ERASME

« Le nom de François Fillon figure aux côtés d'autres anciens responsables européens dans un projet de rapport du Parlement européen consacré aux influences étrangères des puissances dites « hostiles ». La commission Inge, créée spécialement pour armer l'Union européenne contre les guerres hybrides menées par les voisins dérangeants, s'est penchée sur un phénomène identifié par tous les services de contre-espionnage : la capture des élites européennes par deux puissances, la Russie et la Chine ».
« La couleur politique importe peu : Chinois et Russes recrutent à droite, à gauche, au centre, sans querelle idéologique. Le procédé permettrait ainsi à Moscou et à Pékin de s'appuyer sur des relais d'opinion flatteurs, de piocher dans l'énorme carnet d'adresses des anciens dirigeants et de profiter de leur connaissance intime des rouages de l'État visé. Les hauts fonctionnaires peuvent aussi être séduits par de belles reconversions, comme celle de l'ancien directeur du Trésor, Bruno Bézard, désormais « managing partner » au sein du fonds d'investissement franco-chinois Cathay Capital ».
« Hors d'Europe, des pays ont pris des mesures dont le Parlement européen voudrait bien s'inspirer. Au Canada, les ministres et les secrétaires parlementaires (ainsi que les autres membres de la Chambre des communes et du Sénat et les hauts fonctionnaires) ne sont pas autorisés, en vertu d'une loi, à faire du lobbying rémunéré auprès du gouvernement fédéral pendant cinq ans après leur départ. En Australie, la période d'abstinence est de dix-huit mois. Et les ministres sont également tenus de s'engager, en quittant leurs fonctions, à ne pas profiter personnellement des informations auxquelles ils ont eu accès en tant que ministre, lorsque ces informations ne sont pas accessibles au public. En Europe, ce genre de dispositions relève de la compétence des États membres. Et, dans ce domaine aussi, l'UE est divisée. Seize pays d'Europe centrale et orientale participent déjà aux nouvelles routes de la soie chères à Pékin (« Format 16 + 1 »), et Athènes postule pour être le 17ème membre du club »
Commenter cet article
P
C'est vrai que les Etats-Unis, Israël, le Qatar, l'Arabie saoudite, ne posent aucune espèce de problème en matière d'ingérence étrangère ! La composition de cette commission 'spéciale' ne doit évidemment rien au hasard ....
Répondre