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Le journal d'Erasme

France / PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES 2021-2022 - Résumé des prévisions du 14 avril 2021 (Policy Brief 89 - 14 avril 2021 - OFCE)

22 Juillet 2021, 21:24pm

Publié par ERASME

" En 2021, malgré une croissance de 5 %, le PIB serait en moyenne encore de 6 % en-dessous de la trajectoire de PIB potentiel pré-Covid-19, dégradant le déficit public conjoncturel de 2,8 points de PIB. Si l’on inclut le coût budgétaire attendu des mesures d’urgence et de relance (3,4 points de PIB), et les effets des mesures discrétionnaires de baisse de prélèvements hors plan de relance (baisse d’IS et de taxe d’habitation), le déficit public de la France s’établirait à 8 % du PIB en 2021 dans le scénario avec désépargne. Une partie des dépenses du Plan de relance français doit être prise en charge par des transferts issus du Plan de relance européen, pour un montant prévu de 0,7 point de PIB (le déficit public, hors financement européen, serait donc de -8,7 % du PIB). La dette publique continuerait à augmenter, passant de 116 % en 2020 à 118 % du PIB en 2021. 

En 2022, avec une croissance attendue à 6 % (scénario avec désépargne), et des mesures issues du Plan de relance représentant 1,2 point de PIB, le déficit public se réduirait à 4,6 % du PIB et la dette publique baisserait à 115 % du PIB. Nous supposons en 2022 une prise en charge équivalente à celle de 2021 du Plan de relance français par les fonds européens, soit 0,7 point de PIB. Dans le cas du scénario sans désépargne, avec une croissance à 4,3 % en 2022, le déficit public serait de 5,4 % et la dette de 117 % du PIB. Hors financement européen, dans ce scénario, la dette publique ne baisserait pas et se stabiliserait à 118 % du PIB. 

Par ailleurs, le calcul de dette publique brute que nous avons retenu est hors recapitalisations d’entreprises, annulation de créances fiscales, activation de garantie des PGE ou de reprise de PGE. À l’inverse, il est important de noter que la dette nette a augmenté de 77 milliards de moins que la dette brute en 2020 (3,2 % du PIB), les PGE ou les aides en quasi fonds propres s’inscrivant au passif de l’État mais aussi à son actif par la créance détenue sur les entreprises. Or, dans un scénario limité de défaut d’entreprises, une fois les aides remboursées et le désengagement de l’État avéré, une part significative de ces 3,2 points de PIB viendrait alléger la dette brute en 2022 et au-delà. 

Nous ne tenons pas compte de cet effet net dans la trajectoire de dette pour cette année et l’année prochaine." 

Source : PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES 2021-2022

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