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Le journal d'Erasme

Retour sur images : "France 2025. Diagnostic stratégique. État des lieux 2008. Avril 2008"…:

22 Avril 2020, 09:42am

Publié par ERASME

À propos du caractère soi-disant imprévisible d'un risque de pandémie invoqué par le Gouvernement en justification de la calamiteuse impéritie de sa gestion de crise présente, un salutaire rappel, en forme de cinglant désaveu, d'un diagnostic stratégique effectué en 2008, aux fins de préparer la France, à l'horizon 2025, à penser et affronter, entre autres, les risques sanitaires...:
"France 2025. Diagnostic stratégique. État des lieux 2008. Avril 2008", pp. 188-192.
"Au terme de la mission "France 2025" confiée par le Premier ministre à Éric Besson, secrétaire d'État chargé de la prospective, voici une étude qui présente différents scénarios d'évolution possible sur les quinze ans à venir. Parlementaires, partenaires sociaux, hauts fonctionnaires, experts et représentants ont apporté leur contribution et affiné leurs analyses sur huit thèmes majeurs : la mondialisation et ses conséquences ; l'organisation de l'appareil productif ; le développement des capacités créatrices ; la protection contre les nouveaux risques ; le renouvellement du "vivre ensemble" ; la gestion des ressources rares ; l'impact des innovations technologiques sur la vie quotidienne ; l'avenir de l'État et des services publics. Tous ces travaux ont été réalisés grâce au concours du Centre d'analyse stratégique."
"Les risques sanitaires : bien que l’amélioration de la surveillance, le développement de la vaccination et de l’antibiothérapie aient permis d’éradiquer certains virus ou de diminuer les risques de contamination, de nombreuses menaces persistent (maladies infectieuses émergentes, épidémies accidentelles ou intentionnelles notamment le bioterrorisme, accidents chimiques, radionucléaires et environnementaux) : ils mettent au défi les systèmes de sécurité sanitaire français et internationaux, et leur capacité à anticiper et à gérer les crises.
Par nature universelles, transfrontalières, imprévisibles et soudaines, les menaces sanitaires tendent et tendront à se multiplier sur l’ensemble des continents et à se diversifier. Un ensemble de facteurs liés au développement économique et à la mondialisation, à la plus grande mobilité des personnes, au changement climatique et des écosystèmes, à l’évolution des modes de consommation et de production concourent à la création des conditions d’émergence et de propagation rapide de nouveaux virus et vecteurs sur l’ensemble de la planète. L’anticipation et la bonne gestion des crises nécessitent une organisation assurant la coordination entre tous les acteurs impliqués (locaux, nationaux et internationaux).
Une forte inquiétude de la population quant aux menaces sanitaires.
Une lucidité et une inquiétude grandissantes des Français face au caractère inéluctable du développement des risques sanitaires. 81 % d’entre eux pensent tout de même qu’il est possible d’éviter des crises. Attentes fortes des citoyens en matière d’information et de transparence : selon l’étude d’opinion de l’Observatoire des risques sanitaires, en 2006, 93 % des Français préfèrent plutôt tout savoir sur les risques qu’ils encourent. Facteurs impactant le taux de mémorisation des crises : intense médiatisation (exemple : grippe aviaire) et judiciarisation des événements (exemple : amiante).
Les risques sanitaires peuvent avoir des conséquences économiques considérables (pertes d’emploi, faillites, baisse du tourisme, des échanges commerciaux, etc.).
Incidence économique estimée d’une grippe pandémique : perte de PIB total en milliards de dollars US : Selon cette estimation, si le taux d’infection atteignait 1 % de la population mondiale, le PIB mondial pourrait chuter de 5 %. L’accumulation de problèmes économiques pourrait entraîner à terme une paralysie générale de l’économie mondiale. La lutte contre de tels événements sanitaires est devenue une action d’intérêt public mondial.
Pour mieux anticiper et faire face à d’éventuelles crises sanitaires, les réponsesse sont multipliées à tous les échelons
territoriaux :
– création d’agences spécialisées dans la prévention et la gestion de risque en France et en Europe ;
– diversification des champs couverts par les dispositifs de surveillance et de veille, même si la surveillance de certains secteurs demeure limitée ;
– adoption de règlements européens, de conventions internationales : révision notamment en 2005 du règlement sanitaire international (RSI) pour renforcer la circulation des informations et la coopération entre les acteurs ; la capacité de gestion des risques dans chacun des pays, notamment dans ceux en voie de développement, qui ne sont pas toujours dotés de systèmes de surveillance et d’alerte. La maîtrise de l’épidémie de SRAS est l’exemple d’une coordination plutôt réussie entre les pays."
CQFD !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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