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Le journal d'Erasme

Paracha Mishpatim (Partie 3) .... Le principe de l’Unité dans le différencié

7 Février 2018, 19:55pm

Publié par Eric El Baze

(Extraits de nos trois ouvrages accessibles à partir de la page Facebook Eric Daniel El-Baze - secrets de Kabbale)

Si la Paracha « Yitro » et la Paracha « Mishpatim » sont étroitement liées, la première tutoie la Transcendance, tandis que la deuxième fait revenir dans l’immanence du monde en ordonnant aux hommes des lois pour les aider à résoudre leurs difficultés.

Parmi elles : l’obligation d’aider le pauvre dans la nécessité. Il est écrit à ce propos « Si tu prêtes de l'argent à quelqu'un de MON peuple, au pauvre qui est avec toi, ne sois point à son égard comme un créancier; n'exige point de lui des intérêts. (Exode 22, 24 )

En précisant « MON peuple », la Torah veut nous enseigner ; « prêter à une personne dans le besoin, c'est prêter à tout le peuple ». Car, nous dit la Kabbale ; « Toute la création est basée sur le principe du donner et du recevoir. Si Dieu a installé le concept fondamental de l’échange, c'est pour que le monde vive dans un état de complémentarité ; sinon, les différentes parties de la création qui sont l’expression de la Vérité unique du Divin s’ignoreraient les unes les autres ».

Cependant, le verset « Exode 23, 19 » ordonne : « Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère ». Car le mélange, ou l’échange, entre ces deux entités, symboles respectifs des deux Forces spirituelles antagonistes ( l’Attribut Divin de Justice pour la viande, et l’Attribut de Miséricorde pour le lait) compromet, dans l’état actuel du monde, l’Harmonie du tout créé.

Le Kabbaliste « Rabénou Bé’hayé » (1265, 1340) nous enseigne à ce sujet : « dans la réalité du monde de Machia’h (le Messie), la matérialité de nos existences ne voilera plus l’Essence divine de la réalité. L’interdiction de mélanger la viande avec le lait sera annulé, car leur combinaison ne sera plus destructrice des limites de la nature ; elle deviendra désormais un véhicule pour l’Unité ».

Ainsi, lorsque la vie ne sera plus divisée entre le domaine du « profane » et du « sacré », nous pourrons percevoir la Vérité dissimulée dans la réalité du monde ; c’est ce que sous entend le prophète Isaïe « ton Guide ne se dérobera plus à ton regard, tes yeux pourront voir ton Guide » (Isaïe 30, 20).

Paracha Mishpatim (Partie 3) .... Le principe de l’Unité dans le différencié
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