Rencontre entre le CERN et les ondes gravitationnelles, par Stefania Pandolfi (cnrs.fr)

Publié le par ERASME

Qu’y a-t-il en commun entre les ondes gravitationnelles (des ondulations du tissu spatio-temporel causées par des processus énergétiques violents dans l’Univers) et la physique des particules ? À première vue, pas grand-chose. Cependant, le 1er septembre, des scientifiques de la communauté étudiant les ondes gravitationnelles et du CERN se sont réunis afin d’identifier les technologies qui pourraient être utilisées dans les deux domaines.

À l’heure où le CERN travaille en vue d’une amélioration importante du Grand collisionneur de hadrons (LHC), le LHC à haute luminosité, les scientifiques du domaine des ondes gravitationnelles envisagent eux aussi des améliorations majeures des installations existantes. Celles-ci permettront d’élargir la fenêtre qui a été ouverte sur l’Univers en février 2016, lorsque les collaborations LIGO (Observatoire d’ondes gravitationnelles à interféromètre laser) et Virgo ont annoncé la première détection d’ondes gravitationnelles, attendue de longue date : celle-ci a en effet eu lieu 100 ans après que leur existence a été prédite par Einstein dans la relativité générale, sa théorie sur la gravité.

Les ondes gravitationnelles ont été détectées au moyen de grands « interféromètres ». Ces tubes en forme de « L », dont les « bras » mesurent 4 km, contiennent une série de miroirs et de lasers sensibles à la moindre distorsion de l’appareil causée par le passage d’une onde gravitationnelle. La communauté étudiant les ondes gravitationnelles s’intéresse aujourd’hui à plusieurs technologies dans le but d’améliorer la sensibilité des observatoires actuels.

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