De mon profond scepticisme à l'égard d'une éventuelle possibilité de relance / réforme de l'Union européenne dans le sens d'une plus grande autonomie stratégique

Publié le par Patrice Cardot

Européen de conviction depuis toujours, engagé dans l'action quotidienne tant dans le cadre professionnel que dans le cadre d'associations aussi militantes en faveur de l'approfondissement de la construction européenne que le Mouvement-européen, mais européen meurtri par tant de gâchis, de bassesses, de compromissions avec des intérêts et des puissances ayant bien d'autres objectifs et intérêts que le succès d'un grand projet politique, économique, culturel, social, humaniste ... et disons-le sans avoir à en rougir, civilisationnel, pour les Européens, d'abord - et pour le monde ensuite, si affinités ... -, je suis habité aujourd'hui par un profond scepticisme à l'égard d'une possibilité de véritable relance / réforme de l'Union européenne prôné ici et là par quelques dirigeants européens en quête de reconnaissance internationale ! 

Car comment croire celles et ceux qui, au sein du personnel politique comme au sein des technostructures nationales et européennes, ont participé à privilégier l'élaboration de relations privilégiées, parfois même ... spéciales, avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en lieu et place d'une relance, par des actes stratégiques forts, de la coopération franco-allemande sur des bases d'appréciation communes, allant même parfois jusqu'à discréditer l'Allemagne, publiquement ou lors de réunions de travail consacrés à des dossiers 'techniques 'cruciaux ?

Comment croire celles et ceux qui ont sans cesse porter le discrédit sur 'Bruxelles' à chaque fois qu'une décision, une directive, un règlement impopulaire ou même contraire de toute évidence aux intérêts collectifs des Européens émanait des institutions de l'Union, alors même que les autorités françaises y avaient accordé leur voix ou leur soutien, d'une manière ou d'une autre, souvent hypocritement ?

Comment croire celles et ceux qui ne sont pas parvenus à redonner aux citoyennes et citoyens de l'Union la confiance nécessaire au succès du projet européenne, en ne produisant pas les garanties de sécurité et les mesures de confiance attendues aussi bien sur les registres économiques et sociaux que sur celui de la sécurité ? Tout en leur mentant quotidiennement sur l'état réel de la situation économique au sein de l'Eurozone, la croissance soi-disant retrouvée n'existant pas, même au prix de l'injection dans l'économie européenne de 60 milliards d'euros mensuellement par la BCE !

Qu'ils aient été alors en responsabilité directe aux commandes de l'Etat ou tout simplement, en raison de leur visibilité médiatique et politique, en position d'exprimer une vision claire des voies et moyens pour contrecarrer les options les plus néfastes à l'égard de tout projet d'approfondissement de notre Union européenne, aucune et aucun d'eux n'a su mobiliser autour d'un projet à la fois réaliste, en regard des compétences dont un Etat-nation comme la France dispose vraiment pour agir, et fédérateur, au-delà des césures partisanes !

Leur allégeance de fait à une construction européenne imaginée au milieu du XXème siècle autour des objectifs alors légitimes que s'étaient définis les démocraties occidentales pour promouvoir un monde 'libre' à l'échelle de l'Occident, puis, du monde, s'est vue peu à peu transformée en une allégeance aux idéologies néolibérales, aux plans économique et social, et néoconservatrices, aux plans géopolitiques et géostratégiques, d'inspiration exclusivement anglo-saxones, en totale opposition avec les aspirations collectives majoritaires au sein des peuples et nations européens qui percevaient parfaitement les limites dangereuses de ces idéologies impérialistes écrasantes !

A la période faste de relance de notre Union européenne qui s'est étalée de la remarquable initiative du milieu des années 80 portée alors par Jacques Delors, François Mitterand et Helmut Kohl, d'établissement d'une Union économique et monétaire selon un agenda pragmatique, jusqu'au retour de la France dans les structures militaires intégrées de l'Alliance atlantique (qui a sonné le glas de la fragile et débutante PESD en même temps que des quelques rares velléités d'autonomie stratégique de l'UE), en passant par la remarquable déclaration de Laeken suivie par la Convention sur l'avenir de l'Europe (Déclaration de Laeken sur l'avenir de l'Union européenne (15 décembre 2001)) et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne (Charte des droits fondamentaux), s'est substitué un nouvel agenda européen principalement inspiré du nouvel agenda transatlantique fixé dès 1995 !

Les crises systémiques - en grande partie d'origine anglo-saxonne .. et pas russe .... - ont sonné le glas d'une Union européenne - profondément désunie - qui n'avait pas voulu, pas su, pas pu - à force de crises politiques internes et d'incompétence au fond de ses agents technocratiques - anticiper les grands risques systémiques pourtant prévisibles ... et même parfois ... annoncés ! Une Communauté puis une Union européenne délibérément bâties dès ses origines sur le modèle britannique, ne l'oublions pas !  (Le legs britannique à l’Europe

La volonté hégémonique - sans partage (en vertu de sa stratégie de total dominance - cf. à cet égard la série d'articles parus à la suite de l'article suivant : The Era of American Global Dominance Is Over) de l'hyperpuissance américaine impose un agenda au monde que les Européens semblent avaliser sans sourciller (cf. en particulier Les présidents changent, l'empire américain demeure, par Arno J. Mayer ! ainsi que L'Union européenne et l'extra-territorialité du droit américain ou encore L'extra-territorialité et la nouvelle administration américaine)

Et ceux depuis le lancement du processus de construction européenne (cf à cet égard Quand la CIA finançait la construction européenne - Par Rémi Kauffer ainsi que Nos chers amis de la CIA ).

Souvenons-nous que c'est Sir Winston Churchill qui inventa le concept d'Etats-Unis d'Europe comme l'un des trois éléments d'un tryptique occidental englobant les Etats-Unis d'Europe, les Etats-Unis d'Amérique et le Commonwealth. Et que Churchill ne concevait le projet politique européen que comme un moyen stratégique de faire triompher la démocratie libérale et l'économie (sociale ?!) de marché sur le continent européen face aux adversaires de la liberté !

La situation politique en Pologne, en Hongrie ou encore en Roumanie, notamment, illustre la très grande relativité de la portée concrète au sein des nations des textes fondateurs, des déclarations et autres chartes fondamentales !

Une fois encore on constate que les beaux discours sur les valeurs et les principes démocratiques résonnent dans le vide abyssale d'une société européenne confrontée aux failles de sa propre utopie sur le monde comme sur elle-même !

Il ne suffit pas de proclamer les valeurs et les principes .. il faut être capable de les faire vivre ! (cf. Promouvoir et protéger les valeurs européennes).

La crise de l'unité espagnole touche, en écho, l'idée même d'Union européenne. Alors que l'UE s'était voulu l'expression de la fin de l'histoire, des frontières et des monnaies, la déflagration catalane fait voler en éclat toutes les illusions européistes. 

Force est de reconnaître, mais encore fait-il ne pas être victime d'un aveuglement idéologique, qu'aucun traité, qu'aucune institution n'est et ne sera en mesure de proposer autrechose que des voies et moyens obsolètes et vaniteux devant les ruptures profondes que traverse aujourd'hui l'humanité devant le déferlement d'innovations technologiques à la faveur de dynamiques spéculatives et/ou sécuritaires abandonnées à la frénésie de leurs protagonistes ! Surtout dans un contexte qui voit la puissance publique rétrograder devant les agents privés comme le montre de manière on ne peut plus visible l'évocation dans les traités signés par l'Union européenned'un recours à des juridictions privées pour la résolution de confits entre agents privés et institutions publiques dans le champ économique !

Les rédacteurs des traités n'avaient en fait pas prévu grand chose qui puisse anticiper et prévenir ces désordres traumatisants, comme l'histoire récente l'a démontré puisqu'ils n'avaient notamment pas prévu que l'Union pourrait avoir à faire face à des crises systémiques d'origine financière et monétaire, que les Etats-Unis puissent se montrer moins complaisants à, l'égard d'une Union résolument et délibéremment impuissante, que le nationalisme le plus étriqué et le populisme noir gagneraient tous les Etats membres au point même de provoquer le Brexit, que la mondialisation tant idéalisée au sein des institutions européennes connaîtrait des soubresauts considérables, que les traités commerciaux et de libre échange ne répondent pas véritablement aux aspirations des citoyens européens ... et j'en passe ! çà fait quand même beaucoup d'imprévus !

La multiplication des Conseils européens de la dernière chance pendant plusieurs années révéla l'absence totale de maîtrise des dirigeants élus sur le cours d'événements gravissimes nés dans la sphère de cet univers spéculatif auquel les Etats avaient consentis d'abandonner des pans cruciaux de leur souveraineté au nom d'un néolibéralisme souverain, et, le cas échéant, en période de vaches maigres, de son avatar, le social libéralisme (cf. But inavoué de la « troisième voie » sociale-libérale - La dépossession de l’Etat) ! 

Evidemment, dans les alcôves des chancelleries nationales et européennes, dans les parlements nationaux et européen davantage préoccupés de régler des questions sociétales ou de sécurité que de préparer les conditions politiques d'une relance - pourtant vitale - du projet politique européen alors même qu'ils avaient consenti les partages et abandons de souveraineté et de compétence des nations au profit d'une Union impériale - dans les think tanks soucieux de se ménager la sympathie des organismes publics qui en assuraient les principales ressources, dans les partis politiques en perte de confiance et de militants à défaut de proposer quelque vision politique que ce soit autre que cosmétique ...), personne ne voulait entendre les avertissements, les appels, les alertes, et parfois même les cris, en provenance des peuples que l'on pensait alors définitivement soumis aux volontés des "faiseurs de droit" de l'Union - tout en ayant tous les jours à la bouche ces mots forts appelant à ne pas sacrifier nos valeurs, nos libertés et nos principes démocratiques ... et républicains - ! (Le politique et la simulation)

Personne ne voulait entendre non plus ces quelques intellectuels européens courageux et lucides qui ont osé braver la pensée unique dominante, une pensée entretenue et propagée par une médiacratie honteusement soumise à la volonté des gouvernants et des actionnaires de presse !

Mais voilà, les faits sont là, robustes, imperturbables, qui imposent à tous la violence de leur réalité !

Le populisme n'est pas arrivé en Europe à un tel niveau par hasard (La gouvernance contre la démocratie - De l’art d’ignorer le peuple ou encore Les mots avec les choses) !

Souvenez-vous lorsque le président de la BCE (ancien de Goldman Sachs ..) alla jusqu'à se croire fondé à porter des jugements de nature politique particulièrement critique sur les choix souverains des dirigeants nationaux des Pays membres, participant à cultiver le terreau des populismes (Les banques centrales cultivent le terreau des populismes, par Ferghane Azihari) !

La gouvernance mondiale a montré ses véritables objectifs qui ne sont pas compatibles avec la recherche d'un intérêt général mondial (La gouvernance mondiale est-elle au service de l’intérêt général global ? par Joseph Stiglitz ou encore "Le joli mot de "gouvernance" n'est qu'un euphémisme pour désigner une forme dure de domination politique" par Jürgen Habermas ), ses limites (Les architectes du social-libéralisme), et même pis, ses perversions (s'agissant notamment du FMI : Les documents secrets du FMI sur la Grèce, par CADTM).

Le capitalisme américain est profondément malade (Vers la crise du capitalisme américain, par Paul Jorion) autant que le système économique international qu'il a induit autour des rentes fondées sur la prise de risque dans un climat s'insécurité soigneusement entretenu (De l'économie de l'insécurité et du risque !) ! Et que dire du système monétaire international placé devant la montée inéluctable des cryptomonnaies, rupture fondamentale que n'anticipent absolument pas ni la Banque centrale européenne ni la Commission européenne si l'on en juge aux contenus des propositions du président Junker pour le prochain train de réformes !

La crise grecque a été gérée de manière brutale au profit de certains intérêts très impopulaires, la crise ukrainienne a été largement amplifiée par les mauvais choix bruxellois relayant ceux des Etats-Unis et de l'Otan, les relations avec la Russie se sont diustendues à un point jamais égalé depuis la disparition de l'URSS, le Brexit est passé (un Brexit qui ne sera ni aussi catastrophique pour le Royaume Uni, ni aussi indolore pour l'UE que les observateurs et analystes europhiles ont pu le dire sans rien en connaître ou presque, l'Italie a connu une crise politique qui fragilise ses finances publiques en même temps que la solidité politique de l'Union et de l'Euro, les élections américaines ont connu le dénouement que l'on sait, avec les probables conséquences que l'on peut imaginer en regard des propos tenus par Donald Trump à l'égard de l'UE, de l'Allemagne, de l'Otan, du Royaume-Uni, du Proche Orient, de la Russie, .... 

Evidemment, dans un tel contexte, comment ne pas comprendre que réapparaissent aujourd'hui des menaces très fortes sur l'euro, sur l'eurozone et sur l'UE elle-même (Les 5 bombes économiques qui menacent la zone euro en 2017…)

Ce ne sont pas les mesures y compris non orthodoxes de la Banque centrale européenne adoptées depuis quelques années, ni les quelques mesures adoptées par le Conseil européen en matière de défense et de sécurité, quand bien même elles constituent un pas important dans le bon sens d'un point de vue de la trajectoire souhaitable vers une autonomie stratégique de l'UE ou de ce qu'il en reste ..- et je sais de quoi je parle en pareille matière -, qui suffiront à protéger les Européens contre un rétrécissement fatal de leur projet politique pour l'Europe !

Le dossier relatif au remplacement du F16 belge (cf. Rafale : la Belgique claque la porte à la France) suffit à lui seul pour illustrer cette situation créée, pour une large part, ne feignons pas de l'ignorer, par la décision fondamentale portée alors par Nicolas Sarkozy de réintégrer la France dans les structures militaires intégrées de l'OTAN, véritable coup de poignard dans le projet d'autonomisation stratégique de l'Union européenne.

Ni même le changement de cap tellement tardif des institutions européennes à l'égard de leur extrême rigidité vis-à-vis de leur objectif de redressement rapide de la situation des finances publiques des pays les plus endettés ! Hélas !

C'est au final l'échec le plus absolu de tous ces thuriféraires eurobéats, par cynisme stratégique et géopolitique, par paresse intellectuelle, par facilité politique, par conviction idéologique, par utopie sentimentale, par suivisme, par aveuglement ...

C'est également l'échec de la France, de son Etat, d'abord, de ses élites ensuite. 

Le fait que la France soit totalement absente des sujets abordés par Donald Trump dans son interview aux médias européens montre qu'il n'y a qu'un patron aujourd’hui en Europe qui est l’Allemagne. Or, l'Allemagne acceptera-t-elle de bâtir avec la France, une France qui l'a humiliée à plusieurs reprises depuis 10 ans et avec laquelle des divergences géopolitiques considérables existent (Les finalités géopolitiques européennes divergentes de l’Allemagne et de la France sont un obstacle à l’approfondissement politique de la zone euro), un nouveau projet et un nouvel agenda pour l'Union, pour  l'Euro ?

Et, ce qui est beaucoup plus grave, celui de l'Europe, par contre-coups ô combien fatals, au détriment autant des Etats que des nations et des peuples comme le souligne, sur la base de travaux de la CIA, Jean-Marc Sylvestre sur le site atlantico.fr : " D’ici à 20 ans, les Etats appuyés par une administration et dirigés par des organisations politiques, qui structurent l’organisation de la planète, devraient progressivement perdre leur pouvoir. C’est un des scénarios retenus par les chercheurs américains de la CIA. Les élections en Occident leur donnent raison." (cf. La présidentielle française donnera-t-elle raison à la CIA qui prévoit une disparition des États au profit des entreprises et des ONG ? par Jean-Marc Sylvestre)

Nul ne semble véritablement mesurer en Europe, ou feint de ne pas le percevoir, à quel point les abandons de souveraineté - et de compétences au fond comme de forme - successifs opérés - sciemment ou inconsciemment - de manière irresponsable dans les différents registres de l'activité de la société où la transformation numérique opère des ruptures aux impacts parfois aussi essentiels qu'existentiels, participent à détériorer cet ordre européen continental si précieux que le docteur H. Kissigner a si brillamment analysé dans son dernier ouvrage intitulé  "World Order" (2014).

Un nouvel ordre international est en train de se mettre en place qui ne repose pas sur les mêmes rapports de puissance que jadis ! Il est urgent de le comprendre et d'en tirer toutes les conséquences pour nos démocraties aux fondements humanistes comme pour nos économies ! (voir par exemple à cet égard les articles suivants : IMF Head Christine Lagarde Foresees the End of Banking and the Triumph of Cryptocurrency La multiplication chaotique des bitcoins et autres fintechs ainsi que des banques éthiques sont en train de générer des sources d'instabilité financière et monétaire qui mériteraient davantage d'attention de la part des gouvernants comme des gouvernés ! ; La monnaie unique mondiale des globalistes ressemblera beaucoup à Bitcoin ; Marc Augé : quelle anthropologie aujourd’hui ? ; Pour une réflexion éthique, anthropologique, philosophique et stratégique sur les valeurs qu'emporte le transhumanisme ; Pour un humanisme numérique)

Hélas, trop peu de personnels politiques, trop peu de juristes, trop peu de constitutionnalistes, trop peu d'économistes, trop peu de think tanks sont parvenus à s'approprier de tels enjeux !

Même le tout jeune président Emmanuel Macron dont l'enthousiasme européen n'est plus à démontrer semble un peu 'léger' et démuni devant l'ampleur de la tâche ! (voir à cet égard par exemple : Retour sur les propositions d'Emmanuel Macron relatives à la refondation de l'Europe ainsi que Arrachons l'Europe aux euro-fainéants ! par Yannick Jadot )

Il en faudra vraiment beaucoup pour qu'à mon scepticisme de raison fasse place à nouveau un optimisme de foi mesuré dans la relance d'un véritable projet politique européen ! (Vouloir une Union politique exige de clarifier le projet politique et de s'opposer au statu quo qui privilégie les objectifs et intérêts nationaux des moins disants)

Et ce projet politique doit être résolument conforme aux aspirations les plus fortes de nos concitoyens européens, les plus éclairés comme les plus éloignés des préoccupations de cette nature.

Il devra redonner aux nations les parts de souveraineté et de compétences qui se sont avérées imprudemment redéployées aux niveaux européen et mondial, à commencer par celle qui sera vitale pour leur avenir : la souveraineté numérique !

Il devra tirer toutes les leçons des blocages qui ont empêché l'Union d'avancer de manière réellement efficace sur la voie du fédéralisme ! ( « Débruxelliser » l'Europe ; Lettre ouverte à mes amis fédéralistes qui refusent une Europe à plusieurs vitesses ! ; Avancer ensemble ou pas, le dilemme européen ainsi que Ne faut-il pas cesser la fédéralisation de l'Union européenne et engager sans délai sa confédéralisation sur la base du modèle helvétique ?)

Il devra enfin veiller à capitaliser les grands acquis obtenus si difficilement par plusieurs générations d'acteurs sincères dans leur engagement au profit de cette belle et noble construction européenne voulue par ses pères fondateurs pour les raisons historiques que nous connaissons tous ! (L'heure est à l'action pour proposer et mettre en oeuvre une autre Europe, sans pour autant balayer d'un coup de trait près de 70 années de construction européenne ! )

Je crains que nous en soyons encore à des années lumière ! 

Voir aussi :

Tant que les Etats européens s'opposeront par services interposés, l'Union politique demeurera un projet illusoire !

Patrick Artus : "le fédéralisme n'est pas le projet européen"

Pourquoi la défense française n’a rien à attendre de l’Europe

 

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