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Le journal d'Erasme

A la rencontre du Judaïsme

27 Novembre 2014, 14:47pm

Publié par ERASME

Le terme judaïsme désigne la tradition, la culture religieuse et le mode de vie des Juifs, constitué des descendants des Israélites provenant de l'antique terre d'Israël et des quelques minorités les ayant rejoints par la conversion et s'étant mélangées à eux au fil de leur diaspora de deux millénaires. Le judaïsme comporte des éléments religieux mais ne s'y limite pas puisqu'il contient, outre son code de conduite, une législation, des rites, et des coutumes non spécifiquement religieuses.

Selon ses textes fondateurs, en particulier le Tanakh, la foi des anciens Israélites et de leurs descendants, les Juifs, serait basée sur une alliance contractée entre Dieu et Abraham, qui aurait ensuite été renouvelée entre Dieu et Moïse.

Les juifs fondent le judaïsme sur la religion abrahamique qui fleurira ensuite dans la Loi mosaïque (la Torah), les Nevi'im) et les Ketouvim), collectivement désignés par l'acronyme Tanakh, dont le texte constitue la Miqra ou Bible hébraïque.

Cette religion se fonde sur le culte du Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, au Nom ineffable, qu'elle conçoit comme une Essence éternelle (YHWH), qui détient tous les pouvoirs (Elohim), transcendant Seigneur des seigneurs (Adonaï) qu'elle considère Un et Unique et qu'elle qualifie ainsi : omnipotent, omniscient, juste et miséricordieux. Cette religion professe aussi que le rassemblement de toutes les puissances (Elohim) manifesta le créateur du monde qui continue de s'impliquer dans sa destinée en faisant irruption dans son Histoire, comme lorsqu'il fit sortir d'Égypte les enfants d'Israël. Les cohanim du Temple de Jérusalem par deux fois détruit assuraient Son culte. Les rabbanim ont transmis ensuite la tradition juive jusqu'à nos jours.

Le judaïsme est l'une des plus anciennes traditions religieuses monothéistes encore pratiquées aujourd'hui. Les valeurs et l'histoire du peuple juif sont à la source des deux autres religions abrahamiques, le christianisme et l'islam. Il n'est toutefois pas à la base du samaritanisme, qui est une tradition israélite concurrente, ni du zoroastrisme, lui-même issu du mazdéisme.

 

Fondements du judaïsme (Article détaillé : Courants du judaïsme -http://fr.wikipedia.org/wiki/Courants_du_juda%C3%AFsme -)

 Le judaïsme révère l'Autorité suprême dans le respect de Sa Loi, révélée à Moïse (la Torah), et non dans le chef d'un ou de plusieurs individus autocrates comme en d'autres cultures. Cette Loi, d'abord orale, fut ensuite couchée par écrit dans la Bible (le Tanakh), puis commentée au fil des siècles, générant ainsi une grande diversité d'interprétations. Le judaïsme est moins une orthodoxie constituée de dogmes qu'une orthopraxie visant à régler au mieux les pratiques quotidiennes d'une existence sanctifiée par le respect méticuleux de la Loi juive, conçue comme l'expression de la Volonté suprême de Qui jugera les siens à l'aune de leur bonne conduite.

Tous les courants du judaïsme, anciens et modernes, professent néanmoins quelques croyances communes :

Se souvenant de l'Alliance contractée avec Abraham, Isaac et Jacob, l'Unique se révèle à Moïse comme l'Essence Éternelle (YHWH) et fit sortir d'Égypte le peuple d'Israël après quatre siècles vécus en terre idolâtre.

les enfants d'Israël furent élus par YHWH pour être Son peuple, Il attend d'eux qu'ils marchent dans Ses voies (halakha). La Torah fut donnée à Moïse au sommet du mont aride, le Horeb, au désert du Sinaï.

Cette volonté de marcher dans les voies de YHWH, cette halakha qui permet d'accorder sa vie aux préceptes de la Torah dans des conditions d'existence perpétuellement changeantes selon les lieux et les époques, est l'origine des différents courants d'interprétation de l'orthopraxie du judaïsme, moins sensible aux divergences d'orthodoxie théologique. Qui pratique rigoureusement la Loi judaïque reste libre de penser de façon originale, c'est pourquoi la kabbale prospéra parmi les juifs dans un monde qui persécutait le gnosticisme, et les astuces de la guématrie permettaient les spéculations mentales les plus audacieuses.

Le premier courant juif, qui date de l'Exil à Babylone, fut celui du judaïsme pharisien, qui lisait la « Torah écrite » à travers le prisme de la « Torah orale » que la tradition pharisienne disait reçue de la bouche même de Moïse lors du don de la Torah, et dont l'exégèse orale fut transmise au judaïsme rabbinique, qui date de la destruction du Temple par les romains, puis compilée par les « répétiteurs » Tannaïm de la Mishna avant d'être rédigée par les « prédicateurs » Amoraïm sous la forme des Talmuds galiléen et babylonien.

L'autorité de cette Loi orale fut contestée à l'époque des Temples par les Sadducéens, puis au VIIIe siècle de l'ère courante par un courant scripturaliste nommé karaïsme. La Torah orale fut ignorée aussi des Samaritains, ainsi que des communautés juives trop éloignées des centres d'enseignement et de diffusion de cette Loi, comme les juifs de Chine et de l'Inde, et les falashas d'Éthiopie.

La foi juive (Article détaillé : Principes de foi du judaïsme -http://fr.wikipedia.org/wiki/Principes_de_foi_du_juda%C3%AFsme -).

Insistant sur l'orthopraxie le judaïsme exige beaucoup d'actes et peu de croyances (comme déjà référé, le juif croit que Un Créateur Unique du monde libéra d'Égypte Son peuple et lui donna une Loi). Au temps de Flavius Josèphe (de 37 à 100 EC), la bonne application des prescriptions de la Loi (et principalement celle de la circoncision) était considérée comme plus déterminante de l'identité juive que les conceptions religieuses professées.

Plus tard, devant l'augmentation du nombre de juifs adoptant des croyances nouvelles, comme le dualisme, les penseurs du Talmud posent la question de savoir qui, en fonction de ses idées, appartient vraiment au peuple d'Israël. Puis le temps passant, et sous l'influence gréco-musulmane, diverses déclarations de foi sont rédigées, ayant pour but de définir les croyances qui différencient les juifs des non-juifs. Ces axiomes sont souvent définis en prenant le contre-pied des doctrines contestées. Une des listes d'articles de foi les plus connues, celle de Moïse Maïmonide, comporte treize articles parmi lesquels l'un s'oppose à la doctrine aristotélicienne de l'éternité du monde, un autre à l'idée de « Nouvelle Torah » ou de changement de celle-ci. Le judaïsme déborde progressivement de l'orthopraxie dans l'orthodoxie.

Si les articles de foi du Maïmonide sont aujourd'hui considérés obligatoires par les tenants du judaïsme orthodoxe, les courants du judaïsme réformé et du judaïsme conservateur se gardent d'imposer quelque formule à leurs fidèles, ils diminuent le nombre d'articles de foi, et en autorisent de multiples interprétations. Les courants les plus progressistes, comme celui du judaïsme reconstructionniste, n'hésitent pas à remettre en cause certains principes parmi les plus fondamentaux chez les juifs, comme la croyance en la Révélation de la Torah, ou celle d'être un peuple élu.

Le monothéisme (Article détaillé : Monothéisme - http://fr.wikipedia.org/wiki/Monoth%C3%A9isme -).

Les Juifs considèrent que le monothéisme fut la première croyance humaine, dévoyée par la génération des petits-fils d'Adam, et retrouvée par Abram et sa descendance. Le « second commandement du Décalogue » interdit d'avoir « d'autres dieux devant Ma face ». Cette prohibition inclut le syncrétisme, le culte de « divinités mineures », d'esprits, ou d'incarnations, les doctrines de dualité (shtei reshouyot) ou de trinité, considérées comme apparentées au polythéisme.

Le judaïsme a fait de la proclamation du monothéisme sa profession de foi biquotidienne, à déclamer lors de son dernier souffle.

Pour les tenants de la critique biblique, le second commandement indique l'existence d'un hénothéisme primitif originel. Le monothéisme se serait développé par la suite en réaction aux Hellènes.

La Torah, « Loi de Dieu » (Articles détaillés : Torah - http://fr.wikipedia.org/wiki/Torah - et Tanakh -http://fr.wikipedia.org/wiki/Tanakh -).

Le judaïsme enseigne que Dieu se révéla aux enfants d'Israël (dans leur ensemble et non à une seule personne) sur le mont Sinaï, et leur donna la Torah (la Loi). Celle-ci a un caractère saint, unique et intouchable.

La Loi de Dieu consiste, outre les croyances, en prescriptions (mitzvot) rituelles, notamment les rites sacerdotaux des sacrifices dans l'enceinte du Temple de Jérusalem, ou éthiques, régissant chaque aspect du quotidien. Elle comporte également des parties narratives et poétiques, retraçant le destin du peuple d'Israël depuis la création du monde jusqu'à leur entrée en terre d'Israël après la sortie d'Égypte et une traversée du désert de 40 années.

Cependant, si la Torah est une et unique, les interprétations qu'on en fait divergent fortement entre groupes et personnes. Les Sadducéens, classe sacerdotale du Second Temple de Jérusalem ne reconnaissent que son autorité, alors que les autres courants considèrent les Neviim (Livres des Prophètes) et les Ketouvim (Autres Écrits ou Hagiographes) comme également inspirés par Dieu. Le canon biblique juif, appelé Bible hébraïque, ou Tanakh est fixé aux alentours de 450 AEC. À partir du Ier siècle, le terme « Torah » désignera le Tanakh.

Le Tanakh reprend l'histoire du peuple d'Israël depuis la traversée du Jourdain sous la conduite de Josué jusqu'à l'édification du Second Temple après un exil à Babylone.

Après la destruction du Second Temple de Jérusalem en 70 EC et le second exil des Juifs, l'interprétation prévalente de la Bible hébraïque a été celle de la secte des Pharisiens, selon laquelle la Torah ne peut être correctement interprétée qu'à travers le prisme d'une tradition d'exégèse orale initiée conjointement au don de la Torah sur le Sinaï, appelée Torah orale. Seul le karaïsme, un mouvement entré sur la scène de l'Histoire au VIIIe siècle, a contesté cette interprétation, bien que les mouvements progressifs du judaïsme rabbinique nés du mouvement de la Haskala au XIXe siècle aient eux aussi jugé cette Torah orale en inadéquation avec l'époque moderne et procédé à des aménagements abrogeant plus ou moins totalement ses décrets.

Sur le plan rituel, les Juifs lisent publiquement une section de la Torah lors de chaque commémoration, et lors de l'office du sabbath. Cette lecture est agrémentée d'une haftara tirée des Livres prophétiques. La Torah est lue au cours d'un cycle annuel.

La centralité de la terre d'Israël (Articles détaillés : Terre d'Israël -http://fr.wikipedia.org/wiki/Terre_d%27Isra%C3%ABl - et Liste des lieux saints du judaïsme -http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_lieux_saints#Juda.C3.AFsme -).

Selon la Torah, Dieu promet à Abraham une terre peuplée par sept nations canaanéennes, et réitère cette promesses à Moïse. Dans le Deutéronome, Moïse revient sur la fertilité de cette terre et les bienfaits qu'elle représente, précise que Dieu donne à Israël une terre habitée, et surtout que c'est par Sa volonté qu'Israël l'acquiert, et non par le mérite du peuple. Bien au contraire, le peuple démériterait-il que Dieu le chasserait de Sa terre comme Il chasse devant eux les Canaanéens. Toutefois, leur exil ne serait pas définitif, et au terme d'une pérégrination d'humiliations et de souffrances, Dieu ramènerait Son peuple sur cette terre.

Des commandements spéciaux se rapportent à la terre d'Israël, tels que celui d'y habiter. La législation doit y est conçue de façon à y vivre au rythme divin, en respectant le repos du septième jour et le repos de la terre de la septième année; l'année suivant sept cycles de sept ans, c'est-à-dire chaque cinquante ans, est une année jubilaire au cours de laquelle les terrains doivent retourner à leurs propriétaires et les serviteurs à la liberté.

Considérée comme propriété inaliénable du peuple d'Israël, cette terre sainte comporte des villes saintes, dans l'enceinte desquelles il est interdit d'enterrer les morts, et des lieux saints, centres importants de l'histoire israélite et juive. Une ferveur particulière entoure Jérusalem, capitale fondée par le roi David, où se situait le Temple de Salomon, sur le mont du Temple et où siégeait le Sanhédrin.

La souveraineté juive sur la terre d'Israël est une constante de son histoire, et les mouvements armés au cours de l'histoire n'eurent que sa restauration pour but, y compris le mouvement sioniste en 1948.

Toutefois, le sionisme, mouvement politique, n'est pas unanimement accepté par les Juifs, tant par des religieux qui le considèrent comme une tentative d'outrepasser la volonté divine, qui peut seule mettre un terme à l'exil, que par des non-religieux qui se sentent davantage intégrés à leur pays d'accueil, et ne reconnaissent pas la légitimité de l'état d'Israël.

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Voir la suite de ce dossier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Juda%C3%AFsme

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